Jean-François Garlon : « Les Beaujolais Nouveaux sont une présentation du millésime »

Jean-François Garlon dirige le domaine familial Garlon, à Theizé, au cœur des Pierres Dorées. Vigneron expérimenté, il n’a pas hésité à restructurer son vignoble pour développer une viticulture performante et respectueuse de son environnement.

Jean-François Garlon Beaujolais Nouveaux
On a une vie microbienne très riche au niveau du sol : des levures naturelles présentes sur la peau des raisins

La terre du Beaujolais, une histoire de transmission

« Quand ma fille avait 4 ans, elle m’a dit ‘hein papa, la terre ça ne se vend pas’. Elle avait senti la dimension ancestrale de la vigne ». Chez les Garlon, le vin est une histoire de famille depuis au moins 1750. Jean-François Garlon a lui-même repris l’exploitation après son père : « Je voulais travailler dans la nature, vigneron était l’un des métiers possibles ».

Il faut dire que les vignes font partie de sa vie depuis toujours. « La transmission des savoir-faire se faisait pendant les vacances, tout le monde allait travailler dans les vignes. On commençait les vacances d’été par faire du relevage. Et les week-ends, on participait aux vendanges ». C’est là qu’il a appris l’opiniâtreté et la rigueur dans le travail. Des valeurs qui lui servent chaque jour pour la conduite de son exploitation.

 

Un vignoble en lutte très raisonnée

Attentif à ses 20 hectares de vigne, Jean-François Garlon s’est lancé en 2005 dans un grand projet : entièrement restructurer son vignoble ! Cela lui a pris 4 ans. « Il est maintenant tout en vignes larges et hautes, pour s’adapter au changement climatique et pour optimiser le travail. Quand on a moins de pieds à l’hectare, c’est plus facile ». Les années humides, le viticulteur a par exemple moins de pourriture, car la végétation est poussée vers le haut.

Jean-François Garlon pilote aussi son exploitation avec un logiciel, qui prend en compte le stade de la vigne, la pression de la maladie et le volume foliaire. De quoi diminuer au maximum l’apport d’intrants. « Pour mener une lutte très raisonnée, c’est vraiment intéressant ». Avec des vignes plus espacées, le viticulteur a aussi mis en place des bandes enherbées entre chaque rang : « On a une vie microbienne très riche au niveau du sol, on a donc des levures naturelles bien présentes sur la peau des raisins ». Des alliées précieuses au moment de la vinification !

 

Les Beaujolais Nouveaux, un avant-goût du millésime

Si Jean-François Garlon produit tout ce travail dans la vigne, c’est forcément pour le retrouver dans la cuve. « J’essaye de faire des vins les plus proches possibles du terroir, je ne cherche pas à produire un vin stéréotypé. Au contraire, je veux faire des vins représentatifs du millésime ». Car comme beaucoup de vignerons du Beaujolais, Jean-François Garlon vinifie 50 % de sa production en vins de garde et 50 % en Beaujolais Nouveau. « Les gens viennent découvrir le millésime en buvant mon Beaujolais Nouveau ».

Traditionnellement, les Beaujolais Nouveaux sont vinifiés avec des grappes entières de gamay. Une technique qui permet au vigneron de respecter le raisin : « Sur les Beaujolais Nouveaux, la macération semi-carbonique est d’une richesse incroyable. Elle permet d’avoir des vins nouveaux avec une diversité, une authenticité et un côté vraiment très agréable ».

Vous êtes curieux de découvrir les deux cuvées de Beaujolais Nouveau signées par Jean-François Garlon ? Rendez-vous le 17 novembre 2016 pour les déguster !

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