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Beaujolais Nouveaux : une histoire de précision

L’élaboration des Beaujolais Nouveaux est un travail qui demande de la précision. Les vignerons Jean-Marc Lafont et Pascal Dufaitre nous expliquent en quoi cette précision est déterminante dans l’élaboration de chaque millésime et pourquoi très précisément le millésime 2015 va être excellent.

Retranscription de la vidéo

« Comment ça va ?
Tu vas bien ?
Super.
Merci de prendre un peu de temps pour venir m’aider un petit peu à faire mes choix !
Avec grand plaisir !

J’ai tiré mes échantillons, donc on va pouvoir vérifier ensemble et puis tu donnes ton avis, toi qui as des vins un peu différents ! C’est toujours sympa de partager avec des collègues !

T’as vu les couleurs ?
Ces couleurs, c’est magnifique.
On ne voit pas à travers, c’est des vins…
C’est magnifique.

Le viticulteur en Beaujolais Nouveau doit être extrêmement précis, c’est vraiment un travail de précision.

Le sol, le cépage, c’est donné ! Mais le troisième grand critère qui fait la trilogie sacrée, c’est le millésime, c’est le climat. On peut en parler puisque cette année on a un climat d’exception, très chaud, très riche, qui donne des vins très gourmands. Voilà, il y a trois grands facteurs, et au milieu il y a quand même, pour que cela soit vraiment sacré, il faut qu’il y ait l’homme, il faut qu’il y ait un viticulteur qui travaille tout ça et qui le mette en vie.

On détermine en fait qu’un Beaujolais sera nouveau assez longuement avant la vinification. C’est à dire que c’est un travail que l’on fait déjà à la vigne. On a des terroirs très particuliers pour faire des vins nouveaux, des terroirs très précoces, qui sont bien ensoleillés, où on sait qu’on aura des maturités régulières et précoces.
La vinification est bien sûr traditionnelle, en grappe entière, c’est ce qu’on appelle la vinification « semi-carbonique », qui est une vinification qui est propre au Beaujolais.

Le principe de la macération carbonique, on l’utilise beaucoup en Beaujolais parce que l’on a ces raisins qui sont naturellement riches en arômes. On ne les fabrique pas, les arômes, ils sont là ! Notre technique c’est de les extraire. 80% de la qualité, elle arrive dans la cuve, elle vient dans le raisin. Il faut continuer à accompagner la nature et à faire que ce gamay, sur ces sols, sur ces terroirs, nous apporte des raisins qui, quand on va les travailler, vont apporter du fruit et quelque chose d’un peu originale que l’on ne trouve pas ailleurs.

On doit arriver sur la table pour le plus grand plaisir de notre amateur, de notre consommateur, à la date J, troisième jeudi de Novembre, et être « tip top ». Je le compare souvent à une pâtisserie. La pâtisserie c’est très précis aussi, c’est la recette au gramme près. C’est un peu ça, et dans une pâtisserie, ce qui est le plus difficile souvent c’est le soufflet, parce que le soufflet il faut que ça arrive sur la table juste au top. Si vous êtes un peu trop tôt, il n’est pas en haut, si vous êtes un peu trop tard, il est déjà redescendu.

Belle concentration aromatique déjà, c’est superbe.
Et y a du fruit quand même.
Y a du fruit.
Y a du fruit quand même.
Et puis il y a de la matière…
C’est riche et fruité en même temps.  Superbe. bravo.

Le fait de se retrouver dans une cave pour déguster ensemble et comparer ses vins c’est quelque chose qui se faisait beaucoup autrefois, on le faisait avec une « tasse », avec un tastevin, c’était vraiment une tradition.
Et en fait, on se retrouve parfois un peu seul pour avoir le regard, un regard vraiment précis sur nos vins donc on aime bien déguster, prendre quelques bouteilles, aller chez nos amis et puis leur faire découvrir un peu notre millésime, et découvrir le leur.
2015, c’est un millésime exceptionnel. Pour moi, je pense que c’est peut-être le plus beau millésime de ma carrière.

C’est un millésime d’exception, c’est un millésime de concentration, de chaleur, de générosité, qui a un maximum de choses à révéler, à transmettre à celui qui vient chercher du plaisir.
Autant de richesse, de maturité, on a obtenu des degrés d’alcool époustouflants, et en même temps on a réussi à conserver du fruit, un côté aromatique. On a un coté très mûr, très gourmand, mais avec tellement de richesse derrière c’est… un vrai millésime d’exception, oui. « 

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